Des années 50 à aujourd’hui …

  • 1952 : Création d’un Centre pour la formation ménagère rurale à Puisserguier
  • 1971 : Transfert officiel de Puisserguier à Capestang
  • 1974 : Ouverture de la formation adulte sur Capestang
  • 1990 : Signature du contrat État Association et État Enseignant
  • 1991 : Début des travaux de rénovation du bâtiment initial jusqu’en 1996
  • 1992 : Ouverture du BEP Services aux Personnes
  • 1999 : Ouverture du BTA (Brevet de Technicien Agricole) Services en Milieu Rural
  • 2000 : Aménagement du bâtiment 2
  • 2000 : Dernière promotion formation adulte BPA VITICULTURE
  • 2002 : Le CEFPA (Centre d’Enseignement et de Formation Professionnelle Agricole) devient LEAP (Lycée d’Enseignement Agricole Privé)
  • 2005 : Transformation du BTA en BAC PRO Services en Milieu Rural (SMR)
  • 2006 : Acquisition et aménagement du Bâtiment 3
  • 2006 : Réouverture de la formation adulte
  • 2011 : Transformation du cycle BEP Services aux Personnes (2 ans) + Bac Pro Services en Milieu Rural (2 ans) en Bac Pro SAPAT  (Services Aux Personnes et Aux Territoires) en 3 ans avec maintien de la certification BEP en cours de cycle
  • 2018 : Acquisition de l’Espace Marcel Guiraud
  • 2019 : Diversification de la formation adulte : SST , VAE , CAPMR, SAPVER , PROJET PRO

Ils ont compté pour les Buissonnets

Paul Malet

Paul Malet

Paul MALET n’est plus.  Mais il restera longtemps dans les esprits et les cœurs.

Sa mère décède peu après sa naissance, en 1927, et il sera élevé par une tante,  venant habiter Capestang. A l’école, il est doué et travailleur. A 16 ans, il décide de la quitter car la guerre est très douloureuse sous son toit. Il devient ouvrier agricole.

Avec ses copains, il s’investit dans les «  cœurs vaillants », où il va grimper tous les grades, jusqu’à responsable régional. Déjà, la foi religieuse nourrit sa bonté naturelle. Au régiment, il est l’ami du fils d’un « gros propriétaire » et, recommandé, il devient le régisseur de la propriété  viticole.

Il y travaillera avec rigueur et conscience, deux principes qui ne le quitteront jamais. Célibataire, il va se mettre au service des autres. Responsable de secteur des jeunesses catholiques de l’Hérault, il deviendra permanent fédéral. Il sera aussi membre des jeunesses musicales de France. Il fut longtemps président des donneurs de sang, membre du CCAS, très actif à la banque alimentaire et aussi bibliothécaire du village.

Il va siéger durant plus de 30 ans à la « coopé », vice-président et président .Tous, collaborateurs, adhérents, reconnaissent en lui un homme travailleur, besogneux, dévoué et désintéressé. Il a été l’initiateur du regroupement des Vignerons du Pays d’Ensérune.

Il ne faut pas oublier sa participation, depuis sa création, à la gestion de la structure pédagogique aujourd’hui lycée agricole privée « Les Buissonnets ». Il en était le trésorier Chaque matin, il apportait le courrier et traitait la partie comptable. Jusqu’à  sa dernière opération, il n’a jamais utilisé de machine à calculer et connaissait tous les comptes par cœur. Il voulait que la structure se développe, dans le but d’élever le plus grand  nombre de jeunes à la connaissance et au savoir. Il avait conscience  que «  l’école  porteuse de liberté et libératrice de tous préjugés est une arme salutaire dans la vie ». Bon gestionnaire, il savait prendre des risques en s’engageant dans le futur. Le temps lui a donné raison.

Paul MALET lisait beaucoup et méditait tout autant. Sur le tard de sa vie, il passait des heures sur les bancs de la collégiale ,  ouvrant et fermant, entre les visites des touristes. Il vivait comme un ascète, se contentant de peu. Une table, une chaise et un lit lui suffisaient. Sa générosité se répandait en dons multiples.

«  Si le parfum de l’âme est le souvenir », longtemps, Paul, comme l’appelaient ses amis, restera parmi eux, parmi tous ceux qui l’ont connu, parmi les Capestanais.

 

 

Sœur Louise

 Née le 13 février 1911 en Italie, Pierina Vecchiarelli, orpheline de mère très jeune, fut élevée ainsi que ses deux frères par sa grand–mère maternelle. Elle fit ses études dans une pension à Rome et y passait également ses vacances. Avenante, musicienne et cultivée, elle ressentit très tôt l’appel de la vocation religieuse. Refusée au Carmel, elle prit le voile à 19 ans, diplôme d’institutrice en poche, chez les sœurs de St Jean Baptiste. C’est là qu’elle prit le nom de sœur Luisa en mémoire de sa mère. Très vite, elle prit des responsabilités et se retrouva à la tête d’un grand collège de Montemario.

En 1949, l’évêque de Montpellier, qui cherchait des sœurs apostoliques pour son diocèse, fit appel aux sœur Baptistines de Rome. Il s’agissait de monter un collège d’enseignement ménager à Capestang dans les locaux situé 1 avenue de Nissan et cédés par la famille pour que cette maison serve à l’éducation des jeunes filles……..

C’est ainsi que sœur Louisa, (Pierina Vecchiarelli) demanda à faire partie des  » Sœurs missionnaires pour la France « . Elle ne parlait pas français et n’avait aucune connaissance culinaire. Elle partit en compagnie de deux compagnes Sœur Gabrielle et Sœur Eugène.

Elle fut tout de suite adoptée par les Capestanais, et y créa un ouvroir, l’établissement a été appelé « Les Buissonnets » en référence à la maison familiale de Ste Thérèse de Lisieux, les allées du jardin ont été bordés de petits buis.

Les enfants y venaient le jeudi pour le catéchisme, mais c’était aussi un lieu de vie où ils apprenaient la couture, la broderie. Sœur Louise leur faisait préparer des  pièces de théâtre, jouait du piano, animait les messes de la paroisse.

C’était une personne d’une grande intelligence et dotée de qualités humaines remarquables. Elle n’est restée à Capestang que 3 années mais elle a laissé une belle empreinte.

Malgré cela, en 1952, elle a ressenti à nouveau l’appel pour le Carmel et a demandé à intégrer celui de Lourdes. Elle a finalement été admise dans le Carmel le plus petit et le plus pauvre de France à Vinça dans les Pyrénées Orientales. Elle y est entrée le 15 octobre 1952 et a pris le nom de Sœur Marie Louise de Sainte Thérèse. Elle y vivra 60 ans.

Elle a assumé au sein du Carmel des responsabilités différentes au sein de la communauté, dont l’accueil. Le téléphone portable n’avait pas de secret pour elle et elle l’utilisait pour garder le contact avec les nombreuses personnes qui venaient se ressourcer auprès d’elle.

Elle est restée en contact avec les Buissonnets et prenait souvent des nouvelles de la vie au Lycée. A chacune des visites au Carmel, on ressortait vivifiés par son dynamisme et sa présence chaleureuse.

Elle est décédée quelques jours avant la célébration de son centenaire le 13 janvier 2011.

 

Sœur Louise

Anne-Marie Gau

Anne-Marie Gau

 

 

Née le 13 Janvier 1930 à Toulouse.

Ses parents ont une ferme dans le Lauragais mais pour des raisons de santé, elle est élevée par une tante institutrice dans un village voisin. Elle fait ses études secondaires dans un collège de sœurs à Castelnaudary.

Elle suit une formation d’enseignante à l’école de cadres de la Rouatière près de Castelnaudary et entre dans la vie active à Lalande en Dordogne, puis à Montastruc la Conseillère.

Elle se marie à Puisserguier en 1961 avec Jacques Gau, originaire de Capestang.

Elle remplace à Puisserguier la directrice du Centre ménager Agricole au mois d’octobre 1961 et forme un grand nombre de jeunes filles aux tâches ménagères, à la gestion. Beaucoup trouvent du travail dans les secrétariats, les banques, les mairies, en caves coopératives. Bientôt, les locaux sont trop étroits et il faut trouver autre chose. L’abbé Cavalier de Capestang propose les Buissonnets.

Le transfert a lieu en 1969, il est entériné officiellement en 1971. Anne Marie Gau, entourée d’un conseil d’administration fidèle, entreprend alors de développer les formations contre vents et marées. La situation n’est pas facile, et les moyens financiers sont limités. Mais c’est sans compter avec l’engagement de toute la personne d’Anne  Marie au service des jeunes. Elle s’entoure d’une équipe d’enseignantes (photo) avec lesquelles elle tisse des liens hors du commun. Son humanité, sa volonté, son professionnalisme contribuent au maintien  des Buissonnets alors que beaucoup d’autres structures voisines ferment leurs portes. Elle n’aura de cesse de faire vivre cet établissement et de le mener à bon port et n’y ménage ni son temps ni sa santé. Elle part à la retraite en septembre 1989.

Mère et grand-mère, elle décèdera en 2003.

 

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