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Les deux classes de seconde ont pu découvrir par cette visite le quotidien dans un camp qui a eu plusieurs fonctions.

Ce mémorial retrace bien l’histoire le camp de Rivesaltes. Il est investit dans son rôle de mémoire en proposant des témoignages. Voici quelques éléments intéressants sur le camp de Rivesaltes:

Le 12 novembre 1938 est promulguée la loi instituant l’internement administratif pour les « indésirables étrangers ». Les premières victimes de cette loi sont les Espagnols et les volontaires des brigades internationales chassés d’Espagne par la victoire de Franco. Au tout début février 1939, Ils sont plus de 450 000 à franchir la frontière pyrénéenne dont une majorité se retrouve rapidement sur les plages du Roussillon, à Argelès, à Saint-Cyprien et au Barcarès. Un certain nombre d’entre eux se retrouveront à Rivesaltes. En juin-juillet 1940, avec l’effondrement de la France et l’instauration d’un régime autoritaire à Vichy mettant en oeuvre une politique d’exclusion et faisant le choix de la Collaboration, plus de 50 000 personnes se retrouvent en quelques mois dans les camps du sud de la France, dans cette zone non occupée, dite « libre ».
C’est le 14 janvier 1941 qu’arrivent les premiers convois venus des autres camps. Ce sont des Espagnols, des Juifs et des Tsiganes, ces derniers ayant été évacués depuis plusieurs mois d’Alsace-Moselle, un territoire rattaché au Reich .

Si, depuis janvier 1941, l’histoire de Rivesaltes s’inscrit dans la logique d’exclusion voulue par Vichy, la donne change à l’été 1942. L’Etat français accepte en effet de cogérer la déportation des Juifs de France voulue par l’occupant nazi, bien qu’il n’y ait pas de soldats allemands en zone sud jusqu’en novembre 1942. La guerre d’Algérie marque ensuite de son empreinte l’histoire du camp de Rivesaltes. De nombreuses recrues y passent avant de traverser la Méditerranée. A la fin de la guerre, entre janvier et mai 1962, quatre îlots sont même transformés en centre pénitentiaire où sont enfermés des prisonniers du Front de Libération Nationale (FLN). Le camp devient camp de transit de Rivesaltes, qui aura vu passer près de 21000 Harkis et leurs familles, ferme officiellement en décembre 1964. Un village civil subsiste cependant jusqu’en mars 1965. Le camp revient encore une fois à sa vocation militaire. Il connaît un nouveau soubresaut de l’histoire, quand, entre 1986 et 2007 un petit centre de rétention administrative pour étrangers expulsables y est installé.

 

Cette visite est en lien avec le projet « les migrants », projet soutenu par l’EADSRI ( Education au développement rural et à la solidarité internationale) et en lien avec le travail de la classe 1ère. Les élèves vont poursuivre ce projet  en effectuant des recherches sur leurs origines familiales et préparer une exposition sur les différentes immigrations.

 

L’après-midi les élèves ont continué leur périple catalan en visitant le château de Salses pour découvrir l’ancienne frontière espagnole. Un guide les a accueilli et leur a présenté un bref historique et ils ont pu découvrir des anciens jeux en bois. Ils ont participé à un rallye photo. Le principe était simple : les élèves avaient des photos du château et ils devaient retrouver les lieux de prise dans les différentes pièces : la boulangerie, la chapelle, les écuries, les arcades, le corps des logis, la forge,…

 

La sortie a été enrichissante malgré le vent qui soufflait très fort durant la journée !

 

Avis des élèves :

« C’est la 1ère fois que je visite un camp et on ressent ce que les gens ont pu vivre »

« Les témoignages des réfugiés sont saisissants »

«  L’architecture du musée est originale, quand on arrive on ne le voit pas de suite »

«  Vraiment il y avait beaucoup de vent, le camp n’est pas du tout à l’abri, je comprends pourquoi on a installé des éoliennes. »

 

 

 

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